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studio (73 photos) -
En 1962, Malick ouvre son propre studio dans le quartier très vivant de Bagadadji. Tout en réalisant des photographies de studio, il effectue de nombreux reportages sur les loisirs des jeunes du tout nouvel Etat malien : les soirées, les surprises-parties, les noces, les fêtes où l'on danse, où l'on exhibe ses vêtements, les bars, les clubs de jeunes où l'on écoute et danse sur les disques de pop music, rock and roll, soul music, ainsi que les sorties sur les bords du fleuve Niger. Surtout à partir de 1968, à partir du "temps des disques" (et du changement de régime). Le studio Malick, à l'angle 19 de la rue 30, attire son lot de clientèle régulière. "Le studio, ça marchait les jours de fête. Je pouvais faire trois heures de temps arrêté devant le trépied. J'avais mon petit qui était à la porte qui faisait les réceptions, qui écrivaient les noms", tout ça jusque "vers une heure, au milieu de la nuit". Les studios de quartier restent ouverts une bonne partie de la nuit, car la clientèle est plus nombreuse le soir.
_extrait de "Etre photographe à Bamako, évolution et réalités d'un métier issu de la modernité, 1935-1995" de Erika Nimis, Centre de recherche Africaine-Université de Paris 1, sept.96.
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surprise-parties (16 photos) -
"Tout ! tout a changé... En ce temps-là, avec 2000 francs maliens on passait le week-end (le samedi soir) en discothèque et on pouvait offrir plusieurs coups à boire et un poulet rôti à sa petite amie. Avec très peu d'argent, on pouvait s'amuser. D'ailleurs, on s'amusait même sans argent. une surprise-partie, c'était simple à organiser.
Le week-end, c'était tout un programme. Il fallait se préparer à la fête dès le vendredi. Les filles revenaient de l'internat le samedi après-midi. Soit on allait en boîte de nuit, soit on organisait une boum chez un ami. Et le dimanche on restait au "grin" avec les filles jusqu'au moment de les raccompagner à mobylette ou à moto au lycée..."
_extrait de "En ce temps-là
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texte d'Amadou Chab Touré - éditions de l'oeil |
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chasse
(14 photos)
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Malick Sidibé est né en 1936 à Soloba dans le cercle de Yanfolila. Ses études primaires le conduisent en 1952 à l'Ecole des Artisans soudanais de Bamako. Un jeune photographe français l'initie à la photographie et finit par lui confier certains travaux de reportage. A son compte depuis 1957, Malick Sidibé parcourt Bamako sur sa bicyclette, de surprise-parties en bals de fin d'année. Il immortalise ainsi le Bamako "yéyé", la jeunesse malienne des années de l'indépendance. Depuis 1994, une bonne partie de l'oeuvre de Malick Sidibé est connue en Europe, aux USA et au Japon. |
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au bord du niger
(6 photos)
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Le dimanche pendant les grandes chaleurs, beaucoup de gens avaient l'habitude d'aller à "La Chaussée", au "Rocher aux Aigrettes" où il y avait une chute d'eau. C'est au bord du fleuve Niger, à une dizaine de kilomètres de Bamako. On emmenait son pique-nique et on y passait la journée. Les garçons apportaient des électrophones à piles et des disques, on faisait du thé, on se baignait, on dansait en plein air. |
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